Usage
Chien de compagnie et de famille
Groupe 1 FCIGuide de la race
Le standard n’admet qu’une couleur, le blanc, et refuse en même temps plusieurs façons de l’être.

Usage
Chien de compagnie et de famille
Groupe 1 FCITaille
Grande taille
4 sur 5 Mâles 58 à 66 cm au garrot Femelles 53 à 61 cm au garrot Mâles 30 à 40 kg, femelles 25 à 35 kgPoil
Long, Mi-long
Origine
Suisse
Tests reconnus
5 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine chiffre ce que la ville exige de vous : deux à trois longues sorties quotidiennes, plus une grande balade à la campagne une fois par semaine. Ce n’est pas la surface du logement qui décide, c’est le temps que vous passez dehors avec lui.
02
Le registre demande que ce chien soit éduqué dès son acquisition, avec des méthodes modernes, et renvoie aux éducateurs professionnels comme aux clubs canins et à leurs moniteurs bénévoles. Le standard le décrit facile à conduire : la matière est docile, encore faut-il s’y mettre tôt.
03
La Société Centrale Canine écrit qu’il est exclu de le laisser seul en appartement toute la journée, parce qu’il vit attaché à ses maîtres. Un foyer vide de huit heures du matin à sept heures du soir n’est pas un détail d’organisation pour cette race.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La Société Centrale Canine fait remonter l’affaire aux années 1890, quand un officier de cavalerie prussien croise des chiens de ferme pour obtenir le berger allemand. Le premier standard de cette race écarte les sujets blancs. Le registre note pourtant que des chiots blancs continuaient de naître dans les portées.
Ces chiens partent alors pour l’Amérique du Nord, où l’American Kennel Club en inscrit dès 1917, pendant qu’ils deviennent introuvables en Europe. Ceux qui y reviennent dans les années 1980 sont tous d’origine américaine ou canadienne. Le standard fait du mâle Lobo, né en 1966, l’aïeul de la race en Suisse, inscrite à l’appendice du livre des origines suisse en 1991.
Un blanc chassé du berger allemand, revenu par l’Amérique
Son look
Une seule couleur de poil est admise, le blanc. Le standard refuse pourtant plusieurs manières de le porter : un œil bleu, ou les deux, exclut le chien, au même titre qu’une truffe, des lèvres ou des bords de paupières totalement dépigmentés. Le blanc conforme va donc avec du foncé au visage.
Autre nuance, qui se regarde sur un chiot : un ombrage fauve charbonné clair, jaunâtre à rouge brun, à la pointe des oreilles, sur le dos et sur la queue. Discret, il compte pour un défaut simple ; marqué, il passe en défaut grave.
Deux longueurs de poil coexistent, mi-long et long, l’une et l’autre doublées d’un sous-poil abondant sous une couverture lisse et dure. La seconde ajoute une crinière distincte à la nuque, des culottes fournies et une queue touffue, sans que la longueur soit jamais exagérée.
Les oreilles se portent dressées : tombante, semi-tombante ou cassée, elles figurent parmi les défauts graves.
Un œil bleu ou une truffe rose, et le blanc ne suffit plus
Au quotidien
Le standard demande un chien vif et équilibré, attentif, facile à conduire, dont la disposition de contact est aimable et discrète. Il écarte de la race l’agressif, le fortement timide, l’anxieux et l’agression de peur. C’est un tempérament de lien, pas d’intimidation, et la race est classée sans épreuve de travail.
La Société Centrale Canine décrit une douceur et une souplesse exceptionnelles, chez un chien dont le seul désir est de plaire à son maître. Elle lui reconnaît des capacités de garde indéniables et le montre au travail en avalanche, en décombres ou en guide d’aveugle.
Elle pose aussi la limite, sans détour : très proche des siens, il ne peut pas passer la journée seul en appartement.
Il alerte et il suit ; il ne s’occupe pas tout seul
Son entretien
Le registre ramène les soins du poil à deux brossages par semaine, et juge qu’un ou deux bains par an suffisent en général. C’est peu pour un chien blanc, et c’est le sous-poil qui l’explique : abondant sous les deux longueurs, il protège la peau, feutre quand on saute une semaine, et se retire à la brosse plutôt qu’au bain.
Le reste du calendrier est celui d’un chien qui sort beaucoup : vermifuge deux à trois fois par an, vaccins tenus à jour, protection contre les puces et les tiques toute l’année.
Un poste ne se voit sur aucune photo : le poids de forme, sur lequel le registre revient deux fois. Il mentionne une sensibilité pancréatique possible selon les sujets, qui oriente l’alimentation avant qu’il soit question de quantité.
Deux brossages par semaine, et le poids surveillé
Santé de la race
La Société Centrale Canine ne nomme qu’un point de santé propre à la race : certains sujets sont victimes de dysplasie de la hanche.
L’Association Française du Berger Blanc, club de race affilié, va plus loin. Elle recommande de porter les efforts sur les deux dysplasies, hanche et coude, dépistées par radiographies officielles, et sur deux tests génétiques : la sensibilité médicamenteuse et la myélopathie dégénérative.
La sensibilité médicamenteuse est celle qui change quelque chose dès le premier rendez-vous vétérinaire. Le club explique qu’un gène muté laisse s’accumuler dans le cerveau des molécules que l’organisme devrait expulser : certains antiparasitaires et anesthésiques deviennent toxiques à dose normale. Demandez le résultat du père et celui de la mère, et transmettez-les à votre vétérinaire.
Exigé pour la cotation Inscrits à la grille de sélection du club : sans eux, un chien n’y est pas coté.
ED Dysplasie du coude (ED) Dépistage coté Grille du Berger Blanc Suisse, approuvée le 17/11/2015
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Berger Blanc Suisse, approuvée le 17/11/2015
Conseillé Recommandés en dehors d’une grille de cotation : chaque ligne dit qui les recommande.
MD Myélopathie dégénérative (MD/SOD1) Test ADN Association Française du Berger Blanc Suisse, page « Les tests de santé »
MDR1 Sensibilité médicamenteuse (MDR1) Test ADN Association Française du Berger Blanc Suisse, page « Les tests de santé »
VTL Vertèbres lombo-sacrées transitionnelles (VTL) Dépistage Association Française du Berger Blanc, protocole de dépistage HD/ED/VTL
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le standard veut un contact aimable et discret, et il exclut de la race le chien agressif comme le fortement timide, l’agression de peur comprise. La Société Centrale Canine lui reconnaît des capacités de garde, ce qui veut dire qu’il signale. Qui cherche un chien de dissuasion se trompe de porte.
Deux brossages par semaine suffisent, et un ou deux bains par an, mais le sous-poil abondant se rappelle à vous aux changements de saison, et il ressort clair sur les vêtements comme sur les tapis. Le blanc ne demande pas plus de travail qu’une autre robe ; il le montre davantage.
Les deux races partagent une origine, pas un standard. Celui du Berger blanc suisse décrit son propre chien, classé sans épreuve de travail, et la Société Centrale Canine note que ses caractéristiques physiques diffèrent notamment par un poil abondant et d’un blanc pur. Le tempérament ne s’achète pas avec la couleur.
Un œil bleu, ou les deux, fait partie des défauts entraînant l’exclusion, avec l’albinisme et la dépigmentation totale de la truffe, des lèvres ou des paupières. Un chiot vendu plus cher pour ces particularités est vendu plus cher pour ce qui l’écarte de la race.
Questions fréquentes
Ils viennent du même endroit, et ce sont aujourd’hui deux races distinctes. La Société Centrale Canine raconte que les sujets blancs, écartés du premier standard du berger allemand, ont survécu en Amérique du Nord avant de revenir en Europe dans les années 1980. La Fédération cynologique internationale a reconnu la race fin 2002 sous le nom de Berger blanc suisse, avec son propre standard, sa propre grille de cotation et son club en France.
Pas dans le standard : un œil ou deux yeux bleus figurent parmi les défauts entraînant l’exclusion, avec les yeux globuleux, l’albinisme, et la dépigmentation totale de la truffe, des lèvres ou du bord des paupières. Le texte attend au contraire une pigmentation sombre, que la Société Centrale Canine décrit comme ce qui donne son relief à la robe blanche.
Le standard le nomme précisément : un poil fauve charbonné clair, d’un ombrage jaunâtre à rouge brun, à la pointe des oreilles, sur le dos et sur la queue. Discret, il est rangé dans les défauts simples, pénalisés selon leur gravité. Marqué, il devient un défaut grave. Ce n’est jamais un motif d’exclusion, et cela ne change rien à la vie du chien : cela se discute en exposition, pas dans un salon.
Le standard donne 58 à 66 cm au garrot pour un mâle, avec 30 à 40 kg environ, et 53 à 61 cm pour une femelle, avec 25 à 35 kg environ. Il ajoute qu’un sujet bien typé légèrement au-dessus ou au-dessous de la fourchette ne doit pas être éliminé pour autant. Un chiot annoncé bien plus grand que ces valeurs n’est pas un meilleur représentant de la race.
L’Association Française du Berger Blanc le conseille fortement pour les reproducteurs, avec le dépistage de la myélopathie dégénérative et les radiographies de hanche et de coude. Le club décrit un gène qui, muté, laisse s’accumuler dans le cerveau des molécules que l’organisme devrait expulser : certains antiparasitaires, anti-diarrhéiques et anesthésiques deviennent alors toxiques à dose normale. Demandez le résultat des deux parents, et donnez-le à votre vétérinaire avant toute ordonnance.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 04/07/2011
Avant d’adopter
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