Usage
Chien d’arrêt
Groupe 7 FCIGuide de la race
Onzième race de France et en hausse : un grand chien d’arrêt, félin de tempérament, dont la robe porte un nom que peu d’acheteurs savent lire.

Usage
Chien d’arrêt
Groupe 7 FCITaille
Taille moyenne
4 sur 5 61 à 68 cm au garrotPoil
Long
Brossage fréquent : le poil long feutre s’il est négligé.Origine
Grande-Bretagne
Tests reconnus
1 test de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine s’accommode de la vie urbaine pour lui, et pose aussitôt la condition : les espaces ruraux lui sont indispensables. Ce n’est pas une préférence de confort, c’est écrit comme une nécessité, et c’est la contrainte de week-end de cette race.
02
Le registre écrit qu’en ville, il est préférable de tenir son chien en laisse, et que sa fougue se dépense sous contrôle. Un chien d’arrêt qui prend une piste ne discute pas : la liberté se donne là où elle peut se reprendre.
03
La Société Centrale Canine demande une alimentation assurée avec régularité et constance, et un entretien qui évite toute surcharge pondérale. Chez un chien fait pour la vitesse et l’endurance, quelques kilos de trop ne se voient pas seulement sur la silhouette.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La race a été fixée en Angleterre par Edward Laverack, vers 1860. Elle arrive en France une vingtaine d’années plus tard, autour de 1880, avec la conformité de standard que le continent européen cultive encore.
La suite se joue sur le terrain, et la race y domine : elle assure à elle seule plus de la moitié des effectifs des épreuves de field-trial. Ses succès, sous tous les biotopes et dans tous les types d’épreuve, ont porté sa réputation au-delà du monde de la chasse. Le cheptel est aujourd’hui géré par le Club du Setter Anglais.
Plus de la moitié des field-trials français se courent avec cette race
Son look
Le standard décrit un chien pur dans ses lignes, élégant dans son aspect comme dans ses allures. Il le range parmi les tailles moyennes, mais la toise dit autre chose : 65 à 68 cm au garrot pour les mâles, 61 à 65 cm pour les femelles. Aucune des deux sources ne publie de poids.
La robe se lit en cinq entrées, et quatre portent le même mot : blue belton (noir et blanc), orange belton, lemon belton (citron et blanc), liver belton (marron et blanc), ou tricolore.
Belton n’est pas une couleur, c’est un motif. La commission des standards l’écrit en note : le mot décrit la moucheture caractéristique de la race, et vient de Belton, un village du Northumberland, répandu par le livre d’Edward Laverack. La préférence suit : aucune robe ne doit porter de lourdes plages de couleur sur le corps, et on préfère les robes mouchetées ou truitées de toute part.
Les yeux se vérifient aussi simplement. Ils vont du noisette au marron foncé, et plus ils sont foncés, mieux cela vaut ; l’œil plus clair n’est acceptable que chez les liver belton, les marron et blanc.
Belton nomme la moucheture, pas la couleur
Au quotidien
Le mot qui revient sous la plume de la Société Centrale Canine, à propos de ce chien, est « félin ». Il désigne ses allures à la chasse, puis son caractère, et il commande le portrait : le setter met son intelligence au service d’une éducation adaptée, et demande à être encadré avec rigueur et fermeté.
D’un contact facile, il est décrit comme un adorable compagnon en société. La réserve vaut d’être lue au mot : sous le calme de son apparence sommeille en permanence la vigueur du sportif, qui réclame des sorties régulières.
Le standard dit la même chose par le mouvement. Allure franche suggérant vitesse et endurance, jarrets qui jouent librement, tête portée naturellement haute. Le registre en tire la consigne courante : ce chien a besoin de dépenser sa fougue, sous contrôle.
Sous le calme de l’apparence, la vigueur du sportif
Son entretien
Le poil est long et soyeux, légèrement ondulé mais jamais bouclé. Ce qui demande du temps n’est pas le dos, ce sont les franges : culottes et membres antérieurs en sont bien garnis presque jusqu’aux pieds, et la queue porte ce que le standard appelle un drapeau, ou bannière.
Les pieds méritent un examen à part. Le standard les décrit avec des doigts bien cambrés et serrés, protégés par le poil qui pousse entre eux. Chez un chien qui traverse chaumes et ronces, ce poil ramasse ce que le terrain porte : le geste du retour de promenade se prend là.
La Société Centrale Canine ne publie pas de rythme de brossage pour cette race. Elle écrit en revanche qu’il faut l’entretenir au plan physique autant qu’au plan de sa santé : chez lui, l’exercice compte autant que la brosse.
Les franges et les pieds ramassent ce que le terrain porte
Santé de la race
La Société Centrale Canine tient la santé de cette race à un seul fil, et il est alimentaire. Une alimentation saine, assurée avec régularité et constance, parce que ce chien est avant tout un sportif : il doit conserver son allure et s’entretenir en évitant toute surcharge pondérale.
Le standard va dans le même sens. Il pénalise un défaut selon ses conséquences sur la capacité du chien à faire son travail, et réserve la reproduction aux sujets sains. La forme, ici, n’est pas une affaire d’esthétique.
Pour les dépistages, l’interlocuteur est le Club du Setter Anglais, qui gère le cheptel : demandez-lui ce qu’il faut exiger sur les deux parents, puis les documents à l’éleveur.
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Club du Setter Anglais
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
La formule du registre ne laisse pas de place au doute : sous le calme de son apparence sommeille en permanence la vigueur du sportif. Le chien posé qu’on rencontre chez l’éleveur est le même que celui qui réclamera des sorties régulières pendant dix ans.
La Société Centrale Canine écrit qu’il met son intelligence au service d’une éducation adaptée à son caractère félin, et qu’il demande à être encadré avec rigueur et fermeté. L’intelligence rend l’éducation possible, elle ne la remplace pas.
Le standard veut des robes sans lourdes plages de couleur sur le corps, et préfère celles qui sont mouchetées ou truitées de toute part. Un sujet largement plaqué de noir ou de marron s’écarte de ce que le registre recherche, quelle que soit son allure sur la photo.
Plus de la moitié des concurrents des field-trials français sont des setters anglais, et le standard réserve la reproduction aux chiens capables d’accomplir la fonction pour laquelle ils ont été sélectionnés. Cette sélection ne s’arrête pas à la porte d’un foyer qui ne chasse pas.
Questions fréquentes
Noir et blanc. Belton ne nomme pas une couleur mais la moucheture, ou truiture, qui caractérise la robe du setter anglais : la commission des standards précise que le mot vient de Belton, un village du Northumberland, et qu’il s’est répandu par le livre d’Edward Laverack. Le standard reconnaît quatre beltons, blue, orange, lemon et liver, plus le tricolore.
Cela dépend de sa robe. Le standard veut des yeux allant du noisette au marron foncé, et précise que plus ils sont foncés, mieux cela vaut. L’œil plus clair n’est acceptable que chez les liver belton, les marron et blanc. Sur les autres robes, c’est un écart au standard, à voir avec l’éleveur.
Rien ne l’impose, mais le chien reste celui que la sélection a produit : la Société Centrale Canine en fait le chien d’arrêt le plus utilisé en France, et il porte plus de la moitié des effectifs de field-trial. Sans chasse, il faut lui rendre ailleurs ce que la sortie de chasse lui donnerait, sur les espaces ruraux que le registre juge indispensables.
La Société Centrale Canine écrit qu’il a besoin de dépenser sa fougue sous contrôle, et qu’en ville il est préférable de le tenir en laisse. Le standard décrit une allure faite de vitesse et d’endurance : un setter qui part loin part vite. La course libre se mérite sur un terrain adapté et avec un rappel travaillé.
Trois races distinctes, et la robe les sépare sur la fiche du registre. Le setter anglais est moucheté, blanc et noir, orange, citron ou marron. L’irlandais rouge est d’un fauve uni, couleur de châtaigne fraîche, sans charbonnure. Le Gordon, la fiche le dit de lui-même face à ses deux cousins, est d’un noir de charbon intense avec des marques feu bien délimitées.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 28/07/2009
Avant d’adopter
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