Usage
Chien de berger pour la ferme ou le ranch
Groupe 1 FCIGuide de la race
Deuxième race de France, et un chien de travail que la plupart des acheteurs prennent comme chien de famille.

Usage
Chien de berger pour la ferme ou le ranch
Groupe 1 FCITaille
Taille moyenne
3 sur 5 46 à 58 cm au garrotPoil
Mi-long
Un à deux brossages par semaine, davantage en mue.Origine
Etats-Unis d’Amérique
Tests reconnus
6 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine décrit un chien qui a l’énergie de travailler une journée entière et qui a besoin de se dépenser quotidiennement. Ce n’est pas un supplément d’agrément, c’est la condition. Les sports canins lui vont bien : agility, obéissance, conduite sur troupeau.
02
Une molécule courante de vermifuge est dangereuse pour cette race. Le résultat du test se garde avec le carnet de santé, et se montre à chaque nouveau vétérinaire : personne ne pensera à le demander à votre place.
03
C’est la recommandation du club de race, reprise par le registre : un chiot issu de parents testés officiellement, indemnes de dysplasie et de tares oculaires. Demandez les documents, pas une réponse au téléphone.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La race s’est développée aux États-Unis, pas en Australie. Son nom lui vient par association avec les bergers basques arrivés d’Australie au dix-neuvième siècle, et la Société Centrale Canine prend soin de le préciser.
Sa popularité décolle avec l’équitation western après la Seconde Guerre mondiale, dans les fermes et les ranchs américains, pour sa polyvalence et son instinct de conduite. La Fédération cynologique internationale le reconnaît en 1996, et le Club Français des Bergers Australiens est affilié à la SCC en 2007.
Développé aux États-Unis, nommé d’après des bergers venus d’Australie
Son look
Le standard reconnaît quatre couleurs, toutes à égalité : bleu-merle, noir, rouge-merle et rouge, avec ou sans taches blanches, avec ou sans marques feu. Aucune n’est plus recherchée qu’une autre au regard du registre, quoi qu’en dise le prix demandé.
Le blanc est ce qui se vérifie le plus facilement sur une photo de chiot. Le collier ne doit pas dépasser le garrot, et des taches blanches sur le corps entraînent l’exclusion : entre le garrot et la queue, ou sur les flancs entre les coudes et l’arrière-train.
Deux détails pris pour des défauts n’en sont pas. Les yeux peuvent être marron, bleus, ambre, ou toute combinaison de ces couleurs : un chien aux yeux vairons est dans le standard. Et les merle foncent avec l’âge, donc la robe du chiot choisi sur photo ne sera pas celle de l’adulte.
La taille se lit par sexe : 51 à 58 cm au garrot pour les mâles, 46 à 53 cm pour les femelles.
Le blanc sur le corps exclut, les yeux vairons non
Au quotidien
Le registre décrit un tempérament égal, un chien rarement querelleur, qui peut se montrer réservé lors des premières rencontres. Il est particulièrement doué pour les sports canins, l’agility et l’obéissance en tête.
Deux choses décident d’une adoption. Il a besoin de se dépenser tous les jours, et pas d’une sortie hygiénique : c’est un chien construit pour travailler une journée entière. Et il ne supporte ni l’attache ni la brutalité. La Société Centrale Canine résume l’éducation qui lui convient d’une formule qu’il vaut la peine de reprendre : une main de fer dans un gant de velours.
En ville, il s’adapte à condition de longues promenades quotidiennes. Le registre ajoute qu’il n’aime pas rester enfermé des journées entières, et qu’il préfère la compagnie à la solitude.
Il ne supporte ni l’attache ni la brutalité
Son entretien
La Société Centrale Canine demande un bon brossage en profondeur, une fois par semaine, et insiste sur un point que les nouveaux propriétaires découvrent tard : il faut y habituer le chiot dès son plus jeune âge. Un adulte qui n’a jamais été brossé se laisse mal faire, et le poil de cette race ne pardonne pas l’à-peu-près.
Le poil est de longueur et de texture moyennes, droit à ondulé, résistant aux intempéries. Le sous-poil, lui, varie en quantité avec les saisons : la charge de brossage n’est pas la même toute l’année.
Habituer le chiot au brossage avant qu’il en ait besoin
Santé de la race
Une chose à savoir avant tout le reste, et à répéter à votre vétérinaire : les bergers australiens sont sensibles à l’ivermectine, présente dans certains vermifuges. La Société Centrale Canine écrit que c’est pour eux un poison violent, à ne jamais utiliser. Un test génétique le dit, et il figure parmi ceux que le registre reconnaît pour la race.
Pour le reste, la même fiche décrit un chien rustique et solide, sans pathologie particulière. Elle ajoute aussitôt la recommandation du club de race : ne choisir qu’un chiot issu de parents testés officiellement, indemnes de dysplasie des hanches et de tares oculaires.
Les hanches et les coudes ne se disent pas « sain » ou « malade » : ils reçoivent une note, lue sur radiographie par un lecteur officiel. Demandez les lectures du père et de la mère, avec la cote écrite dessus, et le compte rendu de l’examen oculaire des deux.
Exigé pour la cotation Inscrits à la grille de sélection du club : sans eux, un chien n’y est pas coté.
CAT Cataracte héréditaire Test ADN Grille du Club Français des Bergers Australiens
CEA Anomalie de l'œil du colley (CEA) Test ADN Grille du Club Français des Bergers Australiens
ED Dysplasie du coude (ED) Dépistage coté Grille du Club Français des Bergers Australiens
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Club Français des Bergers Australiens
PRA Atrophie progressive de la rétine (PRA) Test ADN Grille du Club Français des Bergers Australiens
Conseillé Recommandés en dehors d’une grille de cotation : chaque ligne dit qui les recommande.
MDR1 Sensibilité médicamenteuse (MDR1) Test ADN Fiche de race de la Société Centrale Canine
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le bleu merle se vend cher et se photographie bien. Le standard place pourtant les quatre couleurs à égalité, et un merle fonce avec l’âge : le chien adulte n’aura pas la robe du chiot. Choisir sur la couleur, c’est choisir sur ce qui va changer.
Le registre est explicite : il n’aime pas rester enfermé toute la journée et préfère la compagnie à la solitude. La ville lui va, à condition de longues promenades quotidiennes. C’est l’emploi du temps qui décide, pas la surface.
La Société Centrale Canine écrit qu’il ne supporte ni l’attache ni la brutalité. C’est un chien sensible, qu’on éduque avec fermeté et sans violence. Qui compte cadrer un chien par la contrainte se trompe de race.
Sa vivacité et son instinct de conduite sont ce qui fait sa réputation, et ce sont aussi ce qui fatigue une famille qui ne s’y attendait pas. Un chien de travail dans un foyer sédentaire s’occupe tout seul, et rarement comme on l’espérait.
Questions fréquentes
Non. Le standard admet les yeux marron, bleus, ambre, et toute variation ou combinaison de ces couleurs, mouchetures et marbrures comprises. Un chien aux yeux vairons est parfaitement dans le standard, et ce n’est ni un signe de qualité supérieure ni un défaut.
Pas exactement. Le standard note que les merle ont pour caractéristique de foncer avec l’âge. La robe de l’adulte sera plus sombre que celle du chiot choisi sur photo, et c’est normal.
La Société Centrale Canine écrit que les bergers australiens y sont sensibles et que c’est pour eux un poison violent. La molécule est présente dans certains vermifuges courants. Un test génétique existe, il fait partie de ceux que le registre reconnaît pour la race, et le résultat se montre au vétérinaire avant toute prescription.
Au regard du standard, oui : les taches blanches sur le corps, entre le garrot et la queue ou sur les flancs entre les coudes et l’arrière-train, sont un motif d’exclusion. Le collier blanc, lui, est admis tant qu’il ne dépasse pas le garrot. C’est le point le plus simple à vérifier sur une photo.
Ce sont deux races distinctes, malgré la ressemblance. Le berger américain miniature n’est reconnu qu’à titre provisoire par la Fédération cynologique internationale, et ce site ne liste que les races reconnues à titre définitif : vous ne le trouverez donc pas ici. Un aussie de petite taille n’est pas un berger américain miniature, et seul le pedigree le dit.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 26/03/2009
Avant d’adopter
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