Usage
Chien rapporteur de gibier pour la chasse à tir
Groupe 8 FCIGuide de la race
La race la plus inscrite au LOF, et un registre qui écrit lui-même que ce succès a mis en danger son caractère.

Usage
Chien rapporteur de gibier pour la chasse à tir
Groupe 8 FCITaille
Taille moyenne
4 sur 5 Mâles 56 à 61 cm au garrot Femelles 51 à 56 cm au garrotPoil
Long
Brossage fréquent : le poil long feutre s’il est négligé.Origine
Grande Bretagne
Tests reconnus
3 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine donne le seuil : stade A ou B pour la hanche, 0 ou SL pour le coude. Une dysplasie se cote, elle ne se déclare pas indemne. Demandez les lectures officielles des deux parents, avec leur cote écrite.
02
Le registre écrit qu’il est indispensable de demander le certificat de dépistage des affections oculaires chez les deux parents, test génétique ou examen par un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie. C’est un document, pas une phrase au téléphone.
03
Le golden s’accommode de la ville et aboie peu. Mais la SCC le décrit comme un sportif qui a besoin de sorties longues et fréquentes. C’est la contrainte quotidienne de cette race, et elle dure une dizaine d’années.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
Lord Tewdmonth commence la sélection en 1868, en accouplant un retriever jaune à une femelle tweed water spaniel. Le setter irlandais et le chien de St John, ramené de Terre-Neuve par des marins britanniques, entrent aussi dans sa genèse. Tout, chez lui, a été choisi pour rapporter du gibier, et particulièrement à l’eau.
Première exposition en 1909, premiers goldens en France en 1925, mais l’élevage ne démarre vraiment qu’après la Seconde Guerre mondiale. Le registre situe le basculement dans les années quatre-vingt-dix : c’est là qu’il devient une vedette.
Sélectionné pour rapporter, et particulièrement à l’eau
Son look
Le standard décrit un chien harmonieux et robuste, à l’expression empreinte de douceur. Les yeux sont marron foncé et bien écartés, les oreilles de taille moyenne.
Le poil est plat ou ondulé, avec de bonnes franges, et le sous-poil est serré et imperméable : la race a été faite pour aller chercher du gibier dans l’eau, et sa fourrure le dit avant son comportement.
Sur la couleur, le standard est plus étroit que sa réputation ne le laisse croire. N’importe quel ton or ou crème est admis, mais la robe ne doit être ni rouge ni acajou. Quelques poils blancs sont tolérés, et uniquement au poitrail.
La taille se lit par sexe : 56 à 61 cm au garrot pour les mâles, 51 à 56 cm pour les femelles. Ni le standard ni la fiche de la SCC ne publient de poids. Un vendeur qui garantit un poids adulte annonce donc ce qu’aucun des deux ne dit.
Or ou crème, jamais rouge ni acajou
Au quotidien
Le registre le décrit très sociable, extrêmement attaché à son maître, patient avec les enfants, doux et équilibré. C’est ce caractère qui l’a fait choisir pour l’aide aux non-voyants.
Deux traits comptent avant d’adopter, et ils vont ensemble. Il supporte mal la solitude et le chenil : c’est un chien de famille, pas un chien de cour. Et il n’est pas gardien : sociable avec tout le monde, il n’alerte pas et ne dissuade personne.
Sur l’éducation, la SCC emploie une distinction qui vaut d’être reprise au mot : en raison de son caractère sensible, il faut l’éduquer et non le dresser. Précoce, ferme, jamais coercitive, sans violence et sans élever la voix.
Il adore l’eau, et nager est bon pour son équilibre. En ville il s’accommode et aboie peu, mais c’est un sportif : il lui faut des sorties longues et fréquentes. Un appartement ne le gêne pas ; un emploi du temps qui ne sort pas, si.
Il n’alerte pas, et il ne reste pas seul
Son entretien
La Société Centrale Canine résume l’entretien en une phrase : il est très facile, un brossage par semaine suffit. C’est peu, et c’est à prendre au sérieux, parce que le poil a deux étages. Un sous-poil serré, et par-dessus des franges au poitrail, derrière les membres et sous la queue. Ce sont les franges qui feutrent quand on saute une semaine, pas le dos.
La même source rappelle qu’un retriever est un chien rapporteur, et que l’exercice fait partie de son entretien autant que le brossage. La race a été sélectionnée pour travailler : un golden qui ne dépense rien est un golden qui grossit.
Les franges feutrent avant le dos
Santé de la race
Le golden est un grand chien, et il en a les fragilités : la Société Centrale Canine signale les hanches, les coudes et les yeux.
Les hanches et les coudes ne se disent pas « sain » ou « malade », ils reçoivent une note. La hanche va de A à E, le coude de 0 à 4, et c’est un lecteur officiel qui lit la radiographie, pas le vétérinaire de l’élevage. Le registre donne le seuil à exiger : A ou B pour la hanche, 0 ou SL pour le coude, sur le père comme sur la mère.
Pour les yeux, la même source est catégorique : avant l’achat, le certificat de dépistage des deux parents est indispensable.
Cela dit, le registre décrit un chien solide, qui dépasse souvent les douze ans.
ED Dysplasie du coude (ED) Dépistage coté Grille du Retriever Club de France
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Retriever Club de France
MHOC Examen oculaire MHOC Dépistage Grille du Retriever Club de France
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
La Société Centrale Canine écrit que la popularité explosive du golden a mis en danger sa qualité première, et que les conditions d’élevage sont un élément primordial de la conservation de ce tempérament. C’est le registre qui le dit de sa propre vedette. Sur la première race de France, le nom ne garantit rien : l’élevage, si.
Le registre est net : il n’est pas gardien. Très sociable, jamais agressif, il accueille les inconnus. Si l’attente est qu’un chien alerte ou dissuade, aucune éducation ne le transformera.
La SCC écrit qu’il supporte mal la solitude et le chenil. Le laisser seul du matin au soir n’est pas une contrainte d’organisation, c’est une contre-indication.
Sur une grande race à dysplasies documentées, le suivi vétérinaire, l’alimentation et l’exercice courent sur toute la vie du chien. Le prix d’achat n’en dit rien.
Questions fréquentes
Le standard FCI admet n’importe quel ton or ou crème, et écrit que la robe ne doit être ni rouge ni acajou. Quelques poils blancs sont tolérés, uniquement au poitrail. Un chien plus foncé que le doré foncé s’écarte du standard sur la couleur ; c’est le pedigree, pas la teinte, qui dit s’il est inscrit.
La dysplasie de la hanche se lit de A à E sur une radiographie interprétée par un lecteur officiel, A étant le meilleur résultat. La Société Centrale Canine demande des parents cotés A ou B pour la hanche, et 0 ou SL pour le coude. Une cote n’est donc ni un « indemne » ni un « atteint » : c’est un échelon, et il se lit tel quel.
Le registre écrit qu’il s’accommode de la vie urbaine et aboie peu. La condition est ailleurs : il a besoin de sorties longues et fréquentes, et il supporte mal la solitude. Ce n’est pas la surface du logement qui décide, c’est l’emploi du temps.
Parce que le registre lui-même le pose : la Société Centrale Canine écrit que la popularité explosive de la race a mis en danger sa qualité première, le tempérament, et que les conditions d’élevage sont primordiales pour le conserver. Sur 15 062 inscriptions au LOF en 2025, l’écart entre deux élevages est ce qui reste à vérifier soi-même.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chiot soit identifié par puce ou tatouage, et son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce. La Société Centrale Canine ne publie pas de recommandation d’âge au-delà de ce minimum pour cette race, et ce guide n’en invente pas.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 28/07/2009
Avant d’adopter
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