Guide de la race

Havana Brown

Brun acajou jusqu’aux moustaches, les yeux verts et un museau carré qui semble rapporté : un pantouflard bavard qui refuse de dormir seul.

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Les caractéristiques du Havana Brown

Poil

Court

Gabarit

Semi-foreign

Toilettage

Modéré

1 sur 3

Caractère

Sentimental

Tests reconnus

2 tests ADN

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Havana Brown parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Havana Brown appartient au groupe « semi-foreign », qui compte 16 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Une place près de vous, la nuit aussi

Le registre écrit qu’il n’entend pas dormir seul et se faufile sous les couvertures. Une porte de chambre fermée ne lui conviendra pas.

02

Une maison calme

Pantouflard, il apprécie le calme et le confort. Actif et curieux, il veut pourtant participer à tout ce qui se passe.

03

Quatre comptes rendus de laboratoire

La gangliosidose GM1 et l’atrophie progressive de la rétine, pour le père et pour la mère. Deux maladies récessives, donc deux parents à connaître.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Havana Brown

Son histoire

Recréé en Angleterre, préservé en Amérique

Des chats bruns unis figuraient déjà parmi les premiers Siamois arrivés en Europe au XIXe siècle. Au début des années 1950, des éleveurs anglais cherchent à retrouver cette couleur en mariant des Siamois à des chats noirs à poil court. Le premier Havana enregistré, Elmtower Bronze Idol, naît d’un Siamois seal point et d’un chat noir, rapporte la TICA, qui date de 1958 sa reconnaissance au Royaume-Uni.

En Grande-Bretagne, ces chats bruns se fondent ensuite dans la famille des Orientaux. Aux États-Unis, où les premiers sujets arrivent au milieu des années 1950, les éleveurs gardent leur type d’origine, museau carré et oreilles dressées. La Cat Fanciers’ Association enregistre la race en 1959 et l’ouvre au championnat en 1964 ; la TICA y admet le lilas en 1983.

Né anglais, resté lui-même en Amérique

Son look

Un museau en épi de maïs, des oreilles toujours en alerte

La tête pèse quarante points sur cent au standard du LOOF, dont dix pour le seul museau, si carré qu’il semble rapporté, avec des pâtons bien marqués et un menton ferme. Plus longue que large, la tête montre de profil un front plat et un stop marqué ; les mâles ont droit à des bajoues. Grandes et arrondies, les oreilles pointent légèrement vers l’avant et donnent au chat un air constamment en alerte. Le corps semi-foreign, rectangulaire et musclé, repose sur de longues pattes à l’ossature robuste.

Deux couleurs, en robe unie : le chocolat, d’un brun acajou, et le lilac. La teinte doit être aussi profonde et uniforme que possible, sans poils blancs ni marques tabby, ces dernières étant tolérées chez le chaton seulement. Courte, douce et soyeuse, la fourrure peut être un peu pelucheuse chez les lilas, et la TICA les décrit avec des moustaches assorties à la robe. Les yeux sont verts, dans toutes les nuances pourvu qu’elles soient lumineuses et uniformes.

Un type oriental, un profil romain, un museau étroit ou pointu, un médaillon ou une tache blanche et des yeux d’une autre couleur que le vert font refuser tout titre.

Carré, brun, et vert dans les yeux

Au quotidien

Un pantouflard bavard qui choisit son humain

Le registre le dit pantouflard, amateur de calme et de confort, sans que cela l’empêche d’être actif. Bavard, d’une voix proche de celle du Siamois en plus douce, très intelligent, il observe tout et veut participer. La nuit, il refuse de dormir seul et se glisse sous les couvertures. Classé « sentimental », il se montre volontiers exclusif avec son maître.

La Cat Fanciers’ Association nuance : certains, plutôt timides, se vouent à un seul membre de la famille, d’autres cherchent l’amitié de tous. Beaucoup se servent de leur patte pour toucher les leurs ou explorer un objet nouveau. Modérément actif, il s’entend avec les autres animaux, et la même association juge qu’un compagnon, chat ou même chien, fait souvent son bonheur.

Sous la couette, et fidèle à un seul

Son entretien

Une brosse douce et un foulard de soie

Le LOOF range son toilettage au cran « modéré ». Sa robe courte perd peu, et la Cat Fanciers’ Association la dit on ne peut plus simple : une brosse douce en soies de sanglier au quotidien et, deux ou trois fois par mois, un massage à la brosse en caoutchouc suivi d’un lustrage à la peau de chamois ou au foulard de soie. La plupart des Havana finissent par attendre ce moment, assure-t-elle. La TICA se contente d’un brossage par semaine.

Le bain n’a pas lieu d’être hors des expositions. Restent les soins de tout chat : griffes, oreilles et dents.

Un rituel de lustrage plus qu’une corvée

Santé de la race

2 tests génétiques à exiger, résultats de laboratoire à l’appui

Le LOOF reconnaît deux tests génétiques pour le Havana Brown. Le premier porte sur la gangliosidose GM1, une maladie de surcharge qui détruit le système nerveux : chez les chats d’une colonie de recherche suivis par Martin et al. (Molecular Genetics and Metabolism, 2008), les premiers tremblements de la tête ou des pattes apparaissaient vers trois mois et demi, et la maladie atteignait son stade terminal vers neuf à dix mois. Le second porte sur l’atrophie progressive de la rétine (rdAc), qui conduit à la cécité.

Les deux maladies sont récessives : un parent porteur reste en bonne santé, mais deux porteurs peuvent donner un chaton atteint. Il faut donc deux comptes rendus pour chaque parent, soit quatre.

Pour élargir la diversité génétique de la race, la Cat Fanciers’ Association a ouvert en 2019 des croisements encadrés, et juge indispensable de tester tous les reproducteurs.

GM1 Gangliosidose à GM1 Test ADN LOOF, conseil scientifique

PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

L’envie d’un chat indépendant

Le registre le qualifie de véritable pot-de-colle, jusque dans le lit. Qui cherche un chat qui vit sa vie de son côté sera vite encombré.

Un chat censé appartenir à toute la famille

Il a tendance à se montrer exclusif, et la Cat Fanciers’ Association note que certains se vouent à une seule personne. Tous ne partagent pas leur affection à parts égales.

Un Havana à tête d’Oriental

Un type oriental, un profil romain ou un museau pointu font refuser tout titre. Un chat brun élancé n’est pas un Havana Brown conforme au standard.

L’envie d’adopter sans attendre

Le LOOF n’a délivré que 136 pedigrees de la race en vingt ans, et 4 en 2022. Un chaton peut se faire attendre, et se trouver loin.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Havana Brown

Quelle différence entre un Havana Brown et un Oriental chocolat ?

Le type. Le Havana Brown a gardé une tête plus longue que large avec un stop marqué, un museau carré et des oreilles dirigées vers l’avant, sur un corps semi-foreign. Le standard du LOOF refuse tout titre à un Havana de type oriental ou au museau pointu.

Le Havana Brown existe-t-il en lilas ?

Oui. Le standard du LOOF admet deux couleurs en robe unie, le chocolat, d’un brun acajou, et le lilac, dont la fourrure peut être un peu pelucheuse. La TICA accepte le lilas en championnat depuis 1983. Dans les deux cas, les yeux doivent être verts.

Le Havana Brown est-il un chat rare ?

En France, oui : le LOOF n’a délivré que 136 pedigrees de Havana Brown entre 2003 et 2022, et 4 en 2022. Son standard le dit rare même aux États-Unis. Prévoyez de l’attente, et vérifiez le pedigree du chaton proposé.

Quels tests génétiques dois-je réclamer à l’éleveur ?

Le LOOF en reconnaît deux pour le Havana Brown, la gangliosidose GM1 et l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Demandez les deux sur chaque parent, avec le compte rendu du laboratoire : un porteur n’est pas malade, mais deux porteurs peuvent donner un chaton atteint.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Semi-foreign
Type de poil
Poil court
Toilettage
Modéré
Caractère
Sentimental
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Havana Brown x Havana Brown

Avant d’adopter

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