Poil
Court / mi-long
Guide de la race
Une queue en pompon qui ne ressemble à aucune autre, héritée et jamais coupée, sur un chat élégant, bavard à voix douce et rarement immobile.
Poil
Court / mi-long
Gabarit
Semi-foreign
Toilettage
Modéré
1 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
À demander à l'éleveur
Le LOOF ne reconnaît aucun test génétique pour cette raceCe que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Japanese Bobtail appartient au groupe « semi-foreign », qui compte 16 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le registre écrit que la présence de toute la maisonnée est indispensable à son bonheur, et la Cat Fanciers’ Association ajoute qu’il réclame ce qu’on ne lui donne pas.
02
Ses pattes arrière le font sauter très haut, surtout quand un jouet le motive. Une maison sans rien où grimper ni courir le laisse tourner en rond.
03
Il s’entend bien avec les chiens et les enfants, mais la Cat Fanciers’ Association note que les autres chats mettent parfois du temps à accepter cet animal sans queue apparente.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
L’art japonais montre depuis des siècles d’élégants chats à la queue en pompon. La Cat Fanciers’ Association rapporte qu’ils seraient venus de Corée dès le VIe siècle, et que leur possession fut réservée à la cour jusqu’en 1602. Cette année-là, un édit impérial ordonne de relâcher tous les chats dans les rues : les rongeurs menacent l’industrie de la soie, et les Bobtails défendent les vers à soie. Ils se répandent dans tout le pays, et leur queue courte devient la marque de nombreux chats japonais.
La Seconde Guerre mondiale les fait découvrir aux Américains. En 1968, Elizabeth Freret importe les trois premiers Japanese Bobtails aux États-Unis, et la race est reconnue en 1976.
Des chats de la cour devenus gardiens de la soie
Son look
Le corps est semi-foreign, long, mince et élégant sans être tubulaire, le dos droit. Les pattes sont hautes et fines, les postérieurs plus hauts que les antérieurs et fortement angulés. La tête forme un triangle presque équilatéral, avec des pommettes hautes, un nez long bien défini et de grandes oreilles dressées. Les grands yeux ovales, nettement en biais, sont de toutes les couleurs pourvu qu’elles s’accordent avec la robe.
La queue pèse quinze des cent points du standard. Naturellement enroulée sur elle-même, elle forme un pompon qui évoque un chrysanthème, souple ou rigide, portée assez haut, et assez fournie pour cacher sa structure osseuse. La Cat Fanciers’ Association précise que chaque queue est unique, comme une empreinte digitale. Une queue normale, ou l’absence de queue, fait refuser tout titre.
Le poil court est fin, soyeux, avec très peu de sous-poil ; le poil mi-long tombe naturellement et forme des culottes. Toutes les couleurs sont admises sauf celles basées sur le cinnamon et le fawn, et le standard marque une nette préférence pour le bicolore et le tricolore, dit « Mi-Ké ».
Une queue normale fait refuser tout titre
Au quotidien
Le registre le dit difficile à mettre de mauvaise humeur : joyeux, espiègle, curieux de tout, il a besoin de la présence de son maître et de toute la maisonnée, sans être aussi exigeant ni aussi bavard qu’un Siamois. Il le classe « sentimental ». Athlétique, il aime les grandes cavalcades que ses longues pattes arrière rendent très vives.
La Cat Fanciers’ Association le décrit intelligent, joueur, doué pour l’agility féline, avec une grande activité et une attention qui passe vite d’un jeu à l’autre. Il s’entend bien avec les chiens et les enfants de tout âge ; les autres chats demandent parfois un peu de temps pour s’habituer à cet animal sans queue apparente.
Il réclame une bonne dose d’attention, et la demande si on l’oublie. Sa voix est douce et variée : il fait la conversation sans faire de bruit.
De bonne humeur, et en mouvement
Son entretien
Poil court ou mi-long, le Bobtail relève du toilettage « modéré » au registre. Presque sans sous-poil, le Bobtail perd très peu de poils, selon la Cat Fanciers’ Association.
Pour le poil court, elle conseille quelques passages par mois au peigne fin, qui retirent le poil mort et stimulent la repousse. Le poil mi-long se peigne plus souvent, au peigne à longues dents fines, mais ne s’emmêle pas et ne feutre pas. Dans les deux cas, un bain occasionnel est à prévoir.
Quelques coups de peigne par mois pour le poil court
Santé de la race
La Cat Fanciers’ Association décrit une race naturelle et robuste, sans problème de santé spécifique, et note que les éleveurs recourent aux tests génétiques pour prévenir les difficultés dans leurs mariages.
Le registre ne reconnaît aucun test propre à la race. La question à poser à l’éleveur porte donc sur ses reproducteurs : leur suivi vétérinaire, et ce qu’il sait de la santé de ses lignées.
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Très actif, curieux, jamais longtemps sur le même jeu : il amuse autant qu’il occupe. Qui cherche un chat posé qui dort sur le canapé toute la journée sera surpris.
La présence des siens est indispensable à son bonheur, écrit le registre. Des journées entières seul ne lui conviennent pas.
Le standard juge un pompon enroulé qui cache sa structure, pas une longueur. Une queue normale ou absente fait refuser tout titre : la plus courte n’est pas la plus conforme.
Jeux, arbre à chat, alimentation, suivi vétérinaire : la dépense revient chaque mois, et le prix du chaton n’en dit rien.
Questions fréquentes
Non. La Cat Fanciers’ Association précise qu’elle est due à un gène dominant et jamais à une coupe. Le standard la veut naturellement enroulée en pompon, souple ou rigide, et chaque queue a une forme unique.
Oui. Le registre décrit une variété à poil court et une variété à poil mi-long dans le même standard, et autorise les mariages entre elles. Le poil mi-long tombe naturellement, sans sous-poil marqué, et forme des culottes.
C’est le nom japonais du tricolore. Le standard admet toutes les couleurs sauf celles basées sur le cinnamon et le fawn, mais donne une préférence nette au bicolore et au Mi-Ké, dont les taches doivent être distinctes et contrastées.
Le registre ne reconnaît aucun test génétique propre à la race. Demandez plutôt le suivi vétérinaire des deux parents et le carnet de vaccination du chaton, et interrogez l’éleveur sur la santé de ses lignées.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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