Guide de la race

Sacré de Birmanie

Quatre pieds blancs, un regard saphir, et un standard où un seul doigt sans gant fait refuser tout titre.

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Chat de race Sacré de Birmanie

Les caractéristiques du Sacré de Birmanie

Poil

Mi-long

Gabarit

Long & puissant

Toilettage

Normal

2 sur 3

Caractère

Sentimental

Tests reconnus

1 test ADN

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Sacré de Birmanie parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Sacré de Birmanie appartient au groupe « long & puissant », qui compte 9 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Regarder les quatre pieds, un par un

Le standard refuse tout titre pour un manque de blanc sur un doigt ou plus, et pour des taches de couleur dans les gants. C’est le point le plus sanctionné de la race, et il se vérifie à l’œil nu, sur le chaton comme sur ses parents.

02

Un brossage hebdomadaire

Le registre le dit lui-même : malgré son poil mi-long, un bon brossage par semaine suffit. C’est peu, à condition de le tenir toute l’année.

03

De la patience sur la croissance

La Cat Fanciers’ Association situe la maturité aux alentours de trois ans, avec une ossature substantielle chez les deux sexes. Son alimentation suit cette croissance, pas le calendrier d’un chat ordinaire.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Sacré de Birmanie

Son histoire

Une légende khmère, une réalité française

La légende est belle et le registre la raconte en entier : un moine priait avec Sinh, un chat blanc aux yeux jaunes, dans un temple dédié à Tsun-Kyan-Kse, déesse d’or aux yeux saphir. Des pillards l’assassinèrent ; Sinh sauta sur la chevelure de son maître et supplia la déesse de lui rendre la vie. Le miracle fut ailleurs : la fourrure de Sinh prit la couleur de l’or, ses yeux devinrent bleus, ses pattes brunes, et seuls ses pieds restèrent immaculés en signe de pureté.

Le registre enchaîne aussitôt : la réalité est moins poétique. Le Birman naît chez des éleveurs français d’un croisement entre un Persan et un Siamois ganté de blanc. Dès 1926, Manou de Madalpour, une femelle seal point, se montre en exposition ; il faudra attendre 1957 pour les premiers blue point, puis viendront le chocolat, le lilas, le red, le crème, le tortie, le tabby et le silver.

Une race française, née d’un Persan et d’un Siamois

Son look

Le gantage, et rien que le gantage

Le corps est plutôt long, massif et bien musclé, l’ossature robuste, la queue bien fournie. La tête est un peu plus longue que large, la face assez arrondie avec des joues pleines ; le profil part d’un crâne légèrement arrondi et se poursuit par un nez pas trop court et busqué, dit romain. Les yeux sont grands, presque ronds, du bleu le plus intense possible.

La fourrure est mi-longue et très soyeuse. C’est un chat colourpoint : le masque, les oreilles, les quatre pattes et la queue sont plus foncés que le corps. Il porte aux pattes avant des gants blancs qui, idéalement, se terminent en ligne droite à la jointure des pieds ; aux pattes arrière, ces gants, appelés éperons, remontent en pointe de la moitié aux trois quarts du talon.

C’est là que le standard devient exigeant. Un gantage trop court, une remontée trop importante du blanc, des marques blanches sous la gorge ou le ventre sont pénalisés. Et surtout : des taches de couleur dans les gants, ou un manque de blanc sur un doigt ou plus, font refuser tout titre. Un nez droit et une tête de type siamois, british ou persan sont sanctionnés de la même façon.

Un doigt sans blanc fait refuser tout titre

Au quotidien

Calme, mais pas nonchalant

Le registre le décrit calme et posé, en prenant soin d’écarter le contresens : il n’est pas nonchalant pour autant. Assez volontaire, il sait parfaitement se faire comprendre quand il en ressent le besoin. Il le classe « sentimental », la famille médiane.

Il est parfaitement adapté à la vie en appartement, et le registre ajoute deux choses concrètes : il vous demandera sans doute de partager ses jeux, et il adorera se coucher près de vous. C’est un chat de présence plus que de distance.

La Cat Fanciers’ Association le décrit doux et affectueux, et note qu’il lui faut environ trois ans pour finir de mûrir, avec une ossature substantielle dans les deux sexes.

Volontaire, et pas du tout nonchalant

Son entretien

Un poil mi-long sans sous-poil, donc sans nœuds

Le registre classe son toilettage « normal », le cran médian, et le formule simplement sur sa fiche : malgré son poil mi-long, il n’est pas très exigeant et s’accommode d’un bon brossage une fois par semaine.

La Cat Fanciers’ Association donne la raison : il n’y a pas de sous-poil pour s’emmêler ou feutrer. Elle ajoute que le Birman perd moins que la plupart des chats à poil long, et qu’un peignage hebdomadaire suffit. Le bain n’est pas nécessaire.

Un point mérite l’œil, et il tient au gantage : le blanc des pieds se salit. Ce n’est pas un problème de santé, mais c’est ce qui vous fera remarquer une litière à changer avant que le chat ne s’en plaigne.

Pas de sous-poil, donc pas de nœuds

Santé de la race

1 test génétique à exiger, résultats de laboratoire à l’appui

Un seul test ne veut pas dire un test facultatif.

La Cat Fanciers’ Association rappelle un épisode qui explique la prudence des éleveurs sur la consanguinité : la race a failli disparaître pendant la Seconde Guerre mondiale. Demander à voir le pedigree sur plusieurs générations n’est pas de la curiosité déplacée.

NUDE Nudité (Sacré de Birmanie) Test ADN LOOF, conseil scientifique

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

Vouloir un chat indépendant

Le registre écrit qu’il vous demandera de partager ses jeux et qu’il adorera se coucher près de vous. C’est un chat de présence. Si vous cherchez un colocataire discret, ce n’est pas lui.

Acheter sur photo

C’est notre avis, et le standard le justifie : le gantage se juge doigt par doigt, sur les quatre pattes, et une photo cadrée ne montre presque jamais les éperons arrière. Voir le chaton, ou à défaut des photos des quatre pieds.

Une allergie au poil qui traîne

Il perd moins que les autres chats à poil long, mais il perd. Un intérieur où le poil est un problème n’est pas fait pour un chat mi-long, celui-ci compris.

Un budget calculé sur le seul prix d’achat

L’alimentation, la litière et le suivi vétérinaire sont une dépense mensuelle, pas un achat unique. Le prix du chaton n’en dit rien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Sacré de Birmanie

Le Sacré de Birmanie vient-il vraiment de Birmanie ?

Non. Le registre raconte la légende khmère qui a donné son nom à la race, puis la corrige dans la phrase suivante : c’est un croisement entre un Persan et un Siamois ganté de blanc, réalisé par des éleveurs français au début du vingtième siècle. C’est donc une race française.

Que se passe-t-il si les gants sont irréguliers ?

Cela dépend du degré. Un gantage trop court, une remontée trop importante du blanc, des marques blanches sous la gorge ou le ventre sont pénalisés en exposition. En revanche, des taches de couleur dans les gants ou un manque de blanc sur un doigt ou plus font refuser tout titre. Le chat reste inscriptible et sera un compagnon parfait, mais il ne sera pas titré, et le prix devrait en tenir compte.

Quelle différence avec un Ragdoll ?

Les deux sont colourpoint, à poil mi-long, aux yeux bleus, et le registre les classe dans le même gabarit. Ils se distinguent par la tête, un nez busqué dit romain chez le Birman, un profil en toboggan chez le Ragdoll, et surtout par le gantage : le Birman porte obligatoirement des gants blancs aux quatre pieds, ce que le Ragdoll ne demande que dans sa variété mitted.

Quel test génétique dois-je réclamer à l’éleveur ?

Celui que le registre reconnaît pour la race, indiqué plus haut dans la section santé, sur les deux parents et avec le compte rendu du laboratoire. Un seul test à fournir n’est pas une raison de s’en dispenser.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Long & puissant
Type de poil
Mi-long
Toilettage
Normal
Caractère
Sentimental
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Sacré de Birmanie x Sacré de Birmanie

Avant d’adopter

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